Parapente films sécurité

Parapente : Films sécurité

Version imprimableversion PDFLa commission sécurité et technique de la FFVL est partie de l’analyse des accidents pour faire réaliser ces films. À partir de conseils de moniteurs, de séquences filmées et d’animations, vous y trouverez matière à réflexion et à discussion. Ces films peuvent servir d’introduction à des débats dans les clubs et écoles, à des « soirées sécurité ». À consommer sans modération !

Ils sont un outil de plus dans la boite que la FFVL met à votre disposition pour voler mieux. Vous trouverez d’autres outils ici :
http://federation.ffvl.fr/pages/securite-et-technique

Décoller

Tout commence par le décollage : analyser les conditions, se poser les bonnes questions, préparer son vol, sa voile, bien s’attacher, contrôler le gonflage, s’installer dans la sellette en maintenant son cap, rester bien concentré pour piloter au sol puis en l’air, s’entraîner au sol par toutes les conditions de vent : trucs et conseils pour s’éloigner du relief en pleine sérénité.

1. analyser les conditions, se poser les bonnes questions sur le milieu environnant et sur soi-même, préparer son vol : analyser le ciel et l’aérologie, rester modeste et lucide sur son niveau, ne pas voler dans les nuages, savoir renoncer quand tous les indicateurs ne sont pas au vert.

2. s’attacher c’est tout simplement vital : ne pas se laisser distraire dans son rituel de préparation, se vérifier grâce à l’analyse prévol, se faire vérifier par les copains, ne pas hésiter à interrompre le gonflage au moindre doute.

3. bien préparer sa voile au sol et que faire en cas de clé ?

4. bien contrôler le tangage au sol : soigner le gonflage, la temporisation, ne pas confondre vitesse et précipitation.

5. bien contrôler le roulis : bien se centrer avant de gonfler, se recentrer pendant le gonflage, ne pas chercher à contrarier son aile, mais se déplacer au sol.

6. la prise de décision : on ne décolle que si tous les indicateurs sont au vert, on peut toujours reposer sa voile au sol au moindre doute mais quand on a décidé de décoller, l’appui sur la ventrale, la vitesse de la course  et de la voile sont gages de sécurité.

7. décoller par vent fort n’est pas à la portée de tous car il faut réagir vite et bien, de façon mesurée. Tout s’apprend au sol : travailler au sol peut être un vrai plaisir, il faut s’entraîner !

8. Sortie de décollage : piloter constamment sa voile pour s’éloigner du relief. La priorité c’est votre sécurité grâce à un pilotage actif, le confort vient après.

9. le secret des champions : ils ont passé des heures à s’entraîner au sol pour bien connaître leur voile, bien réagir à tous ses mouvements, bien la piloter dans toutes les conditions. Personne ne peut faire l’économie de cet entraînement car la réussite du décollage et la finesse de pilotage s’apprennent. Mettons toutes les chances de notre côté.

Le vol
Cette deuxième série est plus particulièrement consacrée aux incidents de vols ; comment les éviter ? Comment s’en sortir ? Et si on ne s’en sort pas ? Ne pas oublier de tirer le parachute de secours pendant qu’il est encore temps : assez haut et tant qu’on est lucide.

1. Que faire en cas de frontale ? Et ne pas faire !

2. Que faire en cas de fermeture asymétrique ? Ne pas se laisser tomber « côté fermé », essayer de piloter et penser au secours très vite si on part en rotation.

3. En cas de cravate : la priorité est de garder son cap pour s’éloigner du relief. Comment décravater quand on a de la hauteur ? Si on n’y arrive pas et si la voile est pilotable on va se poser, sinon secours !

4. Twist : comment détwister ? Sinon secours !

5. Neutralité spirale : ne pas attendre que la voile sorte toute seule de la configuration, un freinage symétrique franc peut être la solution ; Sinon, secours avant de perdre sa lucidité et trop de hauteur.

6. Le sur pilotage : les mauvais réflexes pendant un incident, peuvent aggraver la situation. Dans bien des cas, mettre « bras hauts » suffit à résoudre le problème ; Sinon secours !

7. Contrôler sa trajectoire et celle des autres : il faut anticiper et rester concentré sur ce qui se passe autour de soi.

8. Priorités : il faut les connaître, les respecter, mais  » la priorité, on la doit mais on ne la prend pas !  »

9. Faire secours : savoir prendre la décision à temps ! Comment faire secours ?

10. Savoir choisir son parachute de secours en fonction de la sellette, le plier, le monter et l’extraire.

11. Le pilotage, cela s’apprend avec des professionnels. Il faut se former de façon continue techniquement et psychologiquement : les bons conseils permettent de comprendre et de progresser en sécurité.

12. Jouer au sol : c’est la meilleure solution pour accumuler les sensations, créer les bons réflexes, connaître sa voile et ses réactions.

L’atterrissage
Dernière phase du vol : l’atterrissage. Et oui il faut bien revenir sur la planète ! La difficulté est souvent de rester concentré jusqu’au bout : euphorie ou fatigue nous font souvent perdre notre vigilance. Attention car les conséquences d’un mauvais posé peuvent être graves.

1. Une approche se construit en anticipant les obstacles potentiels, en repérant le sens du vent, les autres pilotes. Il n’y a pas d’approche stéréotypée et il faut savoir s’adapter en réglant notamment son altitude par rapport aux autres voiles pour ne pas arriver tous en même temps et en intégrant toutes les informations.

2. On choisit son point de posé : idéalement il doit être au centre du terrain, le plus loin possible des obstacles et c’est ce point de posé qui doit être visé.

3. On a beau savoir qu’il faut poser face au vent, on a beau repérer la manche à air avant sa finale, la malice des éléments joue parfois contre nous au dernier moment. Surtout ne pas s’affoler et ne pas piloter brutalement ses virages près du sol car l’effet pendulaire peut nous faire toucher le sol avec violence. Les fondamentaux restent les mêmes : freiner le plus symétriquement possible pour soigner l’arrondi et sortir de la sellette, se préparer à courir pour être actif et souple sur ses jambes qui sont de meilleurs amortisseurs que nos vertèbres.

4. En finale, il faut garder de la vitesse et piloter sa voile jusqu’au dernier moment. Il faut aussi éviter tous les mouvement parasites en sortant assez tôt de sa sellette, en gardant bien son cap et en faisant toutes les petites corrections nécessaires assez tôt pour que la voile reste bien calée au-dessus de la tête. La finale doit être une phase de stabilisation de l’aile.

5. Le sol arrive, toutes les bonnes choses ont un fin…) Il faut être patient et concentré pour ne pas freiner trop tôt. Et si on a l’impression d’avoir commencé le freinage trop tôt, il ne faut pas surtout pas remonter les mains près du sol, mais on maintient leur position pour les descendre en-dessous des fesses juste avant de toucher le sol avec les pieds. Les jambes doivent être dynamiques pour bien amortir le contact et la course permet de dissiper la vitesse horizontale.

6. Savoir apprécier sa fatigue pour rester bien vigilant et réactif, c’est déterminant. Tout le monde n’a pas la même résistance aux stress accumulé pendant un vol et la même personne n’est toujours au top de sa forme physique et psychique.
Il faut donc garder des marges avec sa propre condition afin de garder des marges suffisantes avec la planète. C’est tout particulièrement vrai en fin de de vol, au moment de l’approche. La planète ne reculera jamais ! il faut donc bien anticiper cette dernière phase.